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Quelques chiffres

La coopération entre les collectivités territoriales de France et de Madagascar est l’une des coopérations décentralisées les plus anciennes et les plus actives de France. Depuis 1994, plus de 245 projets ont été portés principalement par des régions et des départements, mais aussi des communes, des intercommunalités, des syndicats et agences de l’eau. Les régions françaises sont à l’origine de 134 projets en partenariat avec 10 régions de Madagascar, là où les départements ont accompagné près de 70 projets. Toutes aussi actives, les communes ont mené 30 projets de développement hors accords de jumelage tandis que les intercommunalités en comptabilisaient 9.

Enfin, bien que moins nombreux mais amenés à se renforcer depuis 2010 avec les dispositifs 1% eau et assainissement, 1% énergie et 1% déchets, les syndicats et agences de l’eau ont accompagné 4 projets sur la même période.

Le poids de l’aide publique au développement apportée par les collectivités françaises à Madagascar n’est pas négligeable. Entre 2009 et 2015, le montant moyen de décaissement annuel sur fonds propres des collectivités territoriales françaises s’élevait à 7 millions d’euros, les régions contribuant à hauteur de 4,7 millions. Pour leur part, les départements français ont participé à hauteur de 951 000 euros, là où les communes apportaient respectivement 656 000 euros, les intercommunalités 79 000 euros et les syndicats et agences de l’eau un peu moins de 67 000 euros.

Sur l’année 2015-2016, on ne dénombre pas moins de 82 projets soutenus par des collectivités territoriales françaises à Madagascar. L’action des collectivités françaises se distingue par deux caractéristiques : une présence importante des régions françaises et une intensification de la coopération avec les collectivités territoriales de La Réunion.

Avec plus d’une quarantaine de projets portés par les régions françaises en collaboration avec 9 régions malgaches, et sous l’effet de la réforme territoriale de 2016, le poids des régions dans la coopération décentralisée demeure important.

A cela s’ajoute une deuxième caractéristique : la montée en puissance de la coopération en zone Océan indien avec les collectivités de La Réunion. Depuis 2003, la région Réunion a porté 6 projets pour un décaissement moyen annuel d’1 million d’euros. Plus récente, la coopération avec le département de la Réunion, comptant pour 9 projets depuis 2011, représente un taux de décaissement annuel moyen de 400 000 Euros.